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Il avait la charge de construire des diligences ou des omnibus, de transporter les voyageurs et le courrier.
Il était tenu de porter l’uniforme bleu sous l’Ancien Régime dès 1560, et vert sous Napoléon 1er.
La réglementation fixait le nombre de postillons dans chaque relais postal (environ un postillon pour 4 à 5 chevaux).
Le postillon était porteur au 19em siècle d’un livret précisant son identité et ses états de service.
Le postillon disparaîtra en même temps que la poste aux chevaux.
Les délais d’acheminement du courrier ont toujours été la priorité pour la poste. Ainsi, le chemin de fer divisa par 10 le temps de parcourt. On crée dès 1843 le service postal d’acheminement du courrier. On y ajoute le tri pendant le trajet. A l’intérieur des wagons étaient aménagés des casiers. Les agents de tri, encadrés par un chef de brigade, accomplissaient le tri des lettres debout.
La mise en place au 1er octobre 1984 du TGV postal entre Paris et Lyon va peu à peu supprimer le service des ambulants ou seigneurs de la Poste.
La dernière brigade des ambulants fermera définitivement une page d’histoire de la Poste le 22 novembre 1995.
Avant la révolution, on se rendait chez son cabaretier (aujourd’hui notre restaurateur) quand on désirait manger hors de son domicile. Des mets simples étaient présentés : des potages, des rôtis, du pain, du fromage, des boissons (vin, cidre, bière suivant les régions). Avant l’apparition du chemin de fer, on n’avait pas l’habitude de consommer des spécialités d’autres régions françaises.
Au XIXem siècle, l’hygiène et les contrôles dans la commercialisation de la viande n’existaient guère. Ainsi, des bouchers peu scrupuleux louaient leurs plus beaux morceaux à des restaurateurs du même type.
Ces « morceaux de roi » (porcelets dodus, gibier de premier choix, oies bien grasses) étaient mis en vitrine pour attirer les clients qui étaient dupés en se faisant servir une viande peu fraîche.
Quelques jours après, le restaurateur rendrait la viande au boucher qui la débitait en morceau pour la vendre à sa clientèle.
Malgré un nom poétique, ce métier était plutôt prosaïque.
On pouvait rencontrer la marchande d’Arlequin sur les marchés derrière un chaudron. Elle avait une clientèle nombreuse composée de pauvres ères ou d’ouvriers ne pouvant pas rentrer à leur domicile pour déjeuner. Il pouvaient se restaurer pour une somme modique. Ces repas étaient généralement constitués de pois chauds, de pommes frites, de harengs grillés, de soupes qualifiées de populaires. Cette nourriture provenait des restes des restaurants ou des maisons bourgeoises.
Nombreuses lors de la révolution industrielle, les marchandes d’Arlequin disparurent au début des Trente Glorieuses. Les traiteurs sont aujourd’hui leur descendants.
A l’époque médiévale, pour assaisonner un met, on utilisait du verjus, sorte de vinaigre provenant du suc acide du raisin vert.
Le verjus était utilisé en cuisine traditionnelle dans les soupes, le poisson, les viandes et les œufs.
Il était préparé au domicile du marchand qui le vendait en parcourant les rues de la cité.
A l’époque médiévale, les faiseur d’oublies avaient le monopole de la fabrication d’hosties appelée plus couramment « oublies ». L’oublie était une galette ronde fabriquée avec des restes d’œuf, de sucre et de miel. Ils étaient souvent confectionnés par les apprentis pâtissiers. Ces derniers se mirent par tradition à les vendre dans les rues pour compléter leurs revenus.
A la Renaissance, les faiseurs d’oublies furent rattaché à la corporation des pâtissiers.
Le fabriquant de Pain d’Épice
Le pain d’épice (pain de miel) fut consommé en Chine 10 siècles avant notre ère. Il était constitué de farine de froment, de miel, et parfumé quelques fois de plantes aromatiques. C’était alors un aliment de base salée, cuit au four, et non une douceur. Le pain d’épices fut ramené en Occident lors des Croisades en Terre Sainte.
Au Moyen-age, le pain d’épice devint une friandise populaire et la corporation des pains d’épices prospéra.
En 1596, Henri IV accorda des statuts à la corporation de pain d’épiciers comme l’obligation de suivre une formation de 4 années dans une ville du royaume. Reims se spécialisa dans la fabrication du pain d’épice. On appela dès lors les Rémois sous le sobriquet de « mangeurs de pain d’épice). Dijon devint également célèbre au XVIII ème siècle pour son pain d’épice.
Chaque ville, chaque fabricant gardait jalousement la recette. Les produits de base étaient pour Dijon de la farine de froment et à Reims de la farine de seigle. Le transport de pain d’épice fut aisé et popularisé car le pain d’épice prenait la forme d’animaux domestiques, de Saint-Nicolas ou d’hommes politiques représentés sous des traits burlesques.
Les artisans du pain d’épice connurent leur heure de gloire jusqu’à la libération, puis la plupart cessèrent leur activité, concurrencés par l’industrie. Seuls quelques établissements perpétuent actuellement cette tradition comme en Alsace ou à Dijon.
Le scieur de long
Au XIXème siècle, ce travail demandait une bonne condition physique avec des journées de 10 à 12 heures par jour. On le nommait chevrier, renard ou renardier. Ils travaillaient par paire, l’un au sommet de la bûche (la chèvre) guidant la lame, l’autre lui faisant face et saisissant la barre inférieure de la scie. Ils débitaient des poutres de chêne pour les charpentes, des planches et des traverses pour les chemins de fer.
Ils se louent souvent par 2 auprès d’un doleur qui dirigeait plusieurs équipes de scieurs.
Les scies à vapeur puis électriques sonneront le glas des scieurs de long au lendemain de la dernière guerre mondiale.
Le moussier
Ce travail se pratiquait au XIXème siècle souvent en famille. Le moussier récoltait la mousse des sous-bois, la triait, la nettoyait, la mettait en ballots de toile.
La mousse était déstinée aux fleuristes, aux marchands de fruits et légumes pour embellir des corbeilles, des vitrines ou des étales.
Le tonnelier
L’invention du tonneau revient aux celtes. Les Grecs et les Romains ne connaissaient guère que l’amphore d’argile et l’outre de peau jusqu’à la guerre des gaules.
Jadis, le tonneau servait à conserver des vins et autres alcools mais servaient également à contenir du vinaigre et des salaisons.
Le métier de tonneliers s’étendait à la fabrication de cuves à lessiviers, de baquets, de sceaux, de barattes à beurre, de barils et barillet pour l’eau de vie, de baignoires et même des premières machines à laver ! Dans les halles, les tonneaux sciés en leur milieu servaient de comptoir de vente.
Fabriquer un tonneau demandait beaucoup de dextérité. La formation d’un bon tonnelier se déroulait sur plusieurs années. La fabrication d’un tonneau demandait 2 jours de travail et se décomposait en 4 étapes :
- le dolage : amincir les planchettes nommées douelles ou douves avec un doloir (grande hache à forme plate et rectangulaire)
- Le bâtissage
- Le cerclage : le tonnelier faisait appel au cerclier qui fabriquait des cercles en perches de chataigniers puis en fer au XIXème siècle
- Le jablage
Les meilleurs bois pour produire des tonneaux provenaient des forêts de chênes du Massif Central.
La révolution industrielle fut fatale à la plupart des tonneliers par la mise en concurrence des cuves en ciment, en acier ou en plastique. De plus, l’apparition du phylloxéra à la fin du XIXème siècle dans certaines régions productrice de piquette locale fit disparaître de nombreux vignerons en Picardie et en Île-de-France.
Le faiseur de balais
Le balai est l’une des plus anciennes invention d’ustensiles de ménage.
Le balai était souvent confectionné par les paysans à la veillée après une dure journée de labeur.
Les matériaux pour fabriquer un balai dépendaient de la situation géographique. La proximité des forêts aidait l’approvisionnement en bois de bouleau, de houx ou de noisetier pour les balais durs destinés à nettoyer les écuries et les cours des fermes, et en bruyère, châtaigniers genets ou joncs pour le ménage des maisons.
Avec une lanière de noisetiers, le faiseur de balais attachait des petits fagots de branches de même taille autours d’une grosse branche servant de manche.
A la campagne, le balai était acheté lors des foires ou des marchés. En ville, on voyait le faiseur de balai déambuler les rues en criant « Mes beaux balais » ou « Faudra t’il des balais ».
Le Layetier
Le layetier était un fabricant de layette aussi appelé laiettiers ou cassetier.
La layette était un coffre servant de meuble de rangement pour le linge de maison.
Il servait aussi à stocker le grain.
Le layetier produisait en outre des pupitres d’école ou des cercueils.
Au XVIII ème siècle, l’apprentissage du layetier durait 2 ans.
La layette est, à l’origine, un présent que le Pape fit à l’héritier du Trône de France au XVIIème siècle. Ce cadeau contenait une liste importante de linge pour la mère, l’enfant (mouchoirs, serviettes …), le corps (couches …) et le berceau (matelas, draps …).
Le terme Layette désigne aujourd’hui les vêtements du nouveau-né.
Le regattier
Le regattier existait depuis le XII ème siècle. C’était un marchand ambulant autorisé à vendre des denrées en petites quantités et de seconde main comme le charbon, le grain, le sel, les légumes, les fruits, le beurre, le fromage, les fruits, le tabac.
Au moyen-age, le regattier s’approvisionnait auprès des paysans et des couvents de la banlieue de Paris. Il vivait souvent dans la pauvreté tout comme ses clients.
Cet article est extrait de l’« Itinérant », le journal des sans-abris distribué dans les métros parisiens.
Vosges Traditions soutient cette action et invite chacun à prendre conscience que la précarité en France est bien présente et que des associations existent pour aider ces personnes à avoir un revenu supplémentaire régulier.
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