J’ai fait une maîtresse
Il n’y a pas longtemps,
Et le jour que je l’épouse
N’y vient un mandement
Pour aller dans la guerre
Servir le roi Céans.
Mais la jeune épousée
Ne fait que d’y pleurer
- ne pleurez pas tant , belle,
Ne soupirez pas tant,
Cette jolie campagne
Ne durera pas long temps.
Mais la jolie campagne
A bien duré sept ans
Et le jour que j’arrive
Ma femme prend un mari.
Oh! Le bonheur pour moi
Que c’était au cabaret.
Je m’en vais à la porte
Demandant à loger.
- nous n’y logeons personne,
Nous sommes embarrassés.
Pour des soldats de guerre
Nous ne pourrions les loger.
- Je m’en vais chez ma mère
Que mon cœur aime tant.
- Nous avons de belles chambres
Et de beaux lits carrés,
Et de belles écuries,
Pour votre cheval loger.
Quand ç’a venu à l’heure,
A l’heure du souper,
L’un de ces mignons frères
M’est venu saluer
En me disant: Monsieur
Venez avec nous souper.
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Mais quand ç’a venu à l’heure,
A l’heure du dessert:
- Il nous faut jouer aux cartes,
Aux cartes, aussi aux dés,
Voir qui aura la belle
Ce soir à son coucher.
Tous les gens de la noce
M’y ont tous regardé.
- Oh! Non mon beau gendarme
Ne vous y trompez pas
Notre belle mariée
Ne vous appartient pas.
- Je ne jouerai point aux cartes,
Aux cartes ni aux dés,
Je ne jouerai point aux cartes
Aux cartes ni aux dés
Et si j’aurai la belle
Ce soir à mon coucher.
- Où sont les bagues d’or,
Aussi les diamant
Que le jour de vos noces
Je vous ai fait présent
Il y a passé sept ans?
- Les diamants dit elle
Que vous m’avez donnés,
Sont là haut dans nos chambres
Dans un coffre fermé
Devant la compagnie
Je m’en vais les chercher.
Extrait de Chants Populaires dans le pays messin
Mis en ordre et annotés par Le Cté de Puymaigre
LACOUR/REDIVIVA |